Dernièrement, les événements autour de l’agrivoltaïsme ne manquent pas. Avec, à chaque fois, leur lot de discussions sur… l’acceptabilité des projets.
C’est un peu toujours le même discours. Les mêmes poncifs. La même recette éculée. (Courage aux chefs de projet qui attendent désespérément de nouvelles solutions.)
La voici, dans l’ordre :
1️⃣ Promettre plus d’argent et rebaptiser ça « partage de la valeur »
2️⃣ Caricaturer ceux qui bloquent parce que, comme chacun sait, « l’enfer, c’est les autres »
3️⃣ Expliquer que la concertation, c’est désormais surfait — et tenter de l’éradiquer ou de la renommer, au motif qu’elle serait galvaudée
Bonus track : une bonne dose de pédagogie pour réexpliquer aux gens ce qu’ils auraient dû comprendre.
Et si ça coince malgré tout ?
C’est qu’on n’y peut pas grand-chose : l’opposition est partout désormais. On demande alors au maire quelle stratégie suivre — lui, il doit bien savoir. On empile encore quelques dispositifs financiers. Les agriculteurs n’ont qu’à faire le job. Les habitants ? On verra plus tard. Et uniquement les « plus concernés ».
La boucle cognitive est bouclée.
Circulez, y’a rien à voir.
Sur le terrain, forcément — sauf coup de chance — ça ne marche pas mieux. Jamais. Les projets patinent, les conflits s’enkystent, la défiance prospère.
Étrange, non ? 🤔
Peut-être parce que les territoires ne sont ni des lignes Excel, ni des variables d’ajustement, ni des bénéficiaires passifs d’IFER bien intentionnés.
La concertation n’est pas un supplément d’âme.
Ni une option coûteuse qu’on activerait à la marge.
C’est un choix stratégique. 🎯
Demopolis Concertation propose autre chose :
Ecouter activement, mobiliser l’intelligence collective et — sacrilège — accepter que tout ne s’achète pas. Qu’une approche relationnelle, et pas uniquement transactionnelle, est possible. On oserait même dire qu’elle devrait être remboursée par la Sécurité sociale.
Alors oui, on rêve un peu. Et surtout, on met en place des aventures humaines collectives et extra-ordinaires, avec des développeurs suffisamment courageux pour sortir du cadre.
Certains acteurs de la transition énergétique gagneraient à se souvenir qu’on ne construit rien durablement contre les gens, ni sans eux.
Et pas seulement avec les élus ou les agriculteurs, mais bien avec l’ensemble des habitants et des parties prenantes.
Souvent, la solution tient à une exigence de relation.
Ce n’est pas de la séduction.
C’est du faire avec tout le monde.
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